Question au Sénat - mail de P. Lefoulon - 2 novembre

Publié le par coeur.hopital.mantes

Cher(e)s ami(e)s,

 

Donc ce matin, s'est déroulée la séance publique des questions orales au gouvernement qui aurait dû se dérouler le mardi 19 octobre dernier mais dont le forcing sur la réforme des retraites a retardé la tenue. Une petite délégation composée du Dr  René Faivre, de Joëlle Manant et de votre serviteur accompagnés d'une journaliste du "Courrier de Mantes" a assisté à la séance.

Catherine Tasca, 1ère vice-présidente du Sénat et sénatrice socialiste des Yvelines, a donc posé sa question orale concernant la fermeture du service de cardiologie interventionnelle de l'Hôpital de Mantes. Elle avait intégré dans sa question le dernier rebondissement avec la suspension d'activité de l'USIC mais qui ne figure pas dans le document joint..

 

Madame Rama Yade, secrétaire d'état aux sports "a lu" la réponse du gouvernement. L'impression générale est à la déception autant sur la forme, lecture ânonnée par une secrétaire d'Etat très éloignée de sa compétence, que sur le fond. Madame Yade a lu une réponse qui reprenait l'argumentaire que Claude Evin nous avait servi début octobre. Elle a argué que l'ancien directeur n'avait pas eu d'autorisation de l'ARH pour ouvrir ce service (on n'en avait pas besoin à l'époque !), que les objectifs n'avaient pas était atteints (en 5 mois d'activité ?) et que ceux-ci ne pouvaient pas être atteints (selon l'appréciation de la direction de l'hôpital ?). Bref, rien de nouveau dans l'argumentaire. Elle a confirmé que les soins intensifs cardiologiques continueraient à fonctionner (la note n'était pas actualisée). Elle a aussi affirmé qu'il n'y aurait pas de rupture dans l'accès aux soins (à prouver ?) et que la coopération (le transfert total ?) avec le Centre Hospitalier d'Evecquemont (c'est nouveau ?) solutionnerait le problème.

 

Catherine Tasca a surenchérit sur la réponse de Rama Yade pour affirmer que c'est le service public hospitalier qui était encore une fois laminé et que ce type de décision aggravait la fracture sanitaire et par conséquence participait à la fracture sociale.

 

Le Courrier de Mantes a prit bonne note de la question et de la réponse avant de nous interviewer à la sortie. Le journal devrait relater cette séance.

 

Catherine Tasca a engagé le comité "Coeur, Hôpital, Mantes" à persévérer dans son mouvement et elle nous a informés qu'elle interviendrait auprès de Claude Evin (qui n'entend pas grand chose en provenance des élus comme de la population d'ailleurs).

 

Qu'est-ce qui pourrait faire changer d'attitude nos gouvernants ?

 

Merci de votre attention et de votre soutien pour la "cardiologie" de l'hôpital de Mantes.

 

 

Patrick Lefoulon

 

PS : les remarques entre parenthèses n'engagent que moi et sont le fruit de mon exaspération.

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Prat 03/11/2010 09:15


Monsieur Evin devrait se souvenir qu'il a déjà pris de mauvaises décisions : En 1985, alors ministre de la santé, il n'avait pas écouté les spécialistes qui l'alertaient sur les risques concernant
la transfusion sanguine. Si Claude Evin avait pris les mesures que préconisaient ces professionnels, il aurait été évité ce que les journaux ont appelé l'affaire du sang contaminé, et surtout,
limité le nombre de transfusés contaminés par le VIH.